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« Maman, quand vais-je enfin avoir mon cellulaire? »

Une question qui surgit plus tôt que tard, dont on peut débattre à l’infini.
Voici 5 pistes pour y voir plus clair : 

  1. La nécessité

    Dans un monde où les téléphones intelligents sont devenus notre prolongement, il est normal que Junior brûle d’avoir le sien. Mais en a-t-il vraiment besoin? Là est le nœud du problème. Selon une étude de Habilo Médias publiée en 2014, donc il y a une éternité en matière de technologie, le quart des élèves de 4e année (24 %) et la moitié des élèves de secondaire 1 (52 %) possédaient alors un cellulaire au Canada. En dernière année de secondaire, ils étaient 85 % à en avoir un. De manière générale, les experts s’entendent pour dire qu’au primaire, l’enfant peut très bien survivre sans cellulaire, comme ses parents l’ont fait à leur époque.

  2. Le budget

    Beaucoup de parents décident de doter leur préado ou ado d’un cellulaire lorsque vient le moment de changer le leur. Il s’agit d’une bonne stratégie, puisque l’appareil étant déjà payé, il ne reste que le forfait à couvrir. Cependant, même si on opte pour le minimum de données, cela reste une facture qui s’ajoute à nos dépenses, et qui reviendra chaque mois. Certains diminueront alors le budget qu’ils allouent aux cadeaux d’anniversaire et de Noël de leur progéniture. On peut consulter ce document de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada pour se faire une idée du type de forfait qui convient le mieux. Le site PlanHub.ca permet quant à lui de comparer les forfaits offerts par les divers fournisseurs au pays.

  3. La responsabilité

    Un ado peut acheter un cellulaire avec forfait s’il a moins de 18 ans, mais grandes sont les chances que le vendeur demande que les parents le mettent à leur nom. Conséquence : s’il dépasse ses données, s’il rompt son contrat, vous risquez d’éponger la note. Mieux vaut donc l’accompagner lors de l’achat, et bien le sensibiliser aux coûts et aux responsabilités liés. Avoir un cellulaire est un privilège, pas un droit. Certains parents laisseront le jeune payer lui-même son téléphone et son forfait, dépassements inclus, pour lui inculquer la valeur de l’argent. Toutefois, il faut garder en tête qu’à cet âge, il bâtit son historique de crédit, et qu’être mauvais payeur à 16 ans peut le suivre longtemps.

  4. L’usage

    « Si tu ne ramasses pas ta chambre, je coupe le wi-fi! » De nos jours, c’est LA menace la plus efficace auprès des adolescents réfractaires à l’autorité et aux tâches domestiques. Tout simplement parce que, même sans cellulaire, la majorité passent déjà leurs temps libres en ligne. Comme pour tout, il importe donc de fixer des balises et des limites à l’usage du cellulaire. Au minimum, l’enfant doit s’engager à répondre impérativement à nos appels et textos, sous peine de perdre son appareil. On peut aussi lui demander de ne pas l’apporter à table, mais alors il faut donner l’exemple. Dans tous les cas, le cellulaire ne doit pas nuire au temps d’étude, aux activités sociales ou familiales ni au sommeil de notre ado. C’est pourquoi certains parents coupent le wi-fi à l’heure du dodo pour empêcher leurs enfants de surfer pendant la nuit. Lire nos astuces pour encadrer l’activité des plus jeunes en ligne.

  5. La paix d’esprit

    L’une des premières raisons qui font flancher les parents est la sécurité de leur enfant. Avec un cellulaire, il peut appeler à l’aide en cas de pépin, on peut le rejoindre quand il sort avec ses amis, il peut nous prévenir d’un retard. Ce sont des arguments valables. Mais il faut se rappeler qu’avec un cellulaire peuvent survenir d’autres problèmes, qui vont de l’écran fissuré aux chicanes entre le plus jeune qui veut un cellulaire comme son aîné à la cyberdépendance et l’intimidation sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi on doit réellement peser le pour et le contre avant de donner un cellulaire à son enfant, suivre de près son utilisation et l’encadrer.